Facture d'électricité ce qui change au 1er février 2026 pour les professionnels
Marché de l'énergie

Facture d’électricité : ce qui change au 1er février 2026 pour les professionnels

Publié le 30 janvier 2026

Le 1er février 2026 s’accompagne de plusieurs évolutions importantes sur le marché de l’électricité, qui concernent directement les entreprises et collectivités.

Plusieurs évolutions de fiscalité applicables à tous les consommateurs interviennent notamment :

  • La hausse de l’accise sur l’électricité une taxe nationale appliquée à chaque MWh consommé ;
  • Et la baisse de la Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA), appliquée sur la part fixe de la facture, l’abonnement.

Ces changements ont été détaillés dans les publications officielles qui encadrent les évolutions fiscales prévues.

Dans le même temps, le marché connaît un tournant important : le dispositif d’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH), qui permettait jusqu’alors aux fournisseurs d’accéder à une partie de l’électricité nucléaire à prix encadré, a pris fin le 31 décembre 2025. Ainsi, depuis le 1er janvier 2026, l’approvisionnement repose désormais entièrement sur les marchés de gros, ce qui redéfinit durablement la construction des prix.

Décryptage des principales évolutions à retenir pour les professionnels au 1er février 2026.

Fiscalité : deux changements importants au 1er février 2026

1. L’accise sur l’électricité augmente légèrement

Au 1er février 2026, l’un des principaux impacts fiscaux sur la facture d’électricité des professionnels concerne l’accise sur l’électricité.

Cette taxe, anciennement connue sous les noms CSPE ou TICFE, constitue une composante fiscale majeure de la facture d’électricité en France. Elle s’ajoute au prix de consommation et est collectée par les fournisseurs avant d’être reversée à l’État.

Conformément à la hausse mécanique annuelle, les tarifs qui entrent en vigueur au 1er février 2026 :

  • Pour les PME et haute puissance, passe de 25,79 €/MWh à 26,58 €/MWh ;
  • Pour les ménages et assimilés (segment C5 ≤36 kVA), passe de 29.98€/MWh à 30.85€/MWh.

2. La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) diminue

La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA) figure sur toutes les factures d’électricité. Elle ne dépend ni de la quantité consommée, ni du fournisseur choisi : elle s’applique à la part fixe de la facture, calculée à partir des tarifs d’utilisation des réseaux publics (TURPE).

La CTA a été instaurée pour financer une partie des retraites des salariés des industries électriques et gazières. Jusqu’à présent, son taux était de 21,93%. À compter du 1er février 2026, ce taux est réduit à 15%, conformément à l’arrêté du 28 janvier 2026 du Journal officiel.

Cette baisse se traduit par un allègement mécanique de la part « abonnement » de la facture. Même si l’impact global reste relativement modéré car la CTA représente une fraction de la part fixe.

Fiscalité deux changements importants au 1er février 2026

Un contexte inédit : la fin de l’ARENH

Au-delà des ajustements fiscaux, l’année 2026 marque aussi un tournant majeur pour le marché français de l’électricité.

Depuis le 1er janvier, un mécanisme central a disparu : l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (ARENH).

Qu’est-ce que l’ARENH et pourquoi il s’arrête ?

Instauré par la loi Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité (loi NOME) en 2011, l’ARENH permettait aux fournisseurs d’électricité d’acheter une part de l’électricité nucléaire produite par EDF à un prix réglementé, historiquement plus bas que les prix de marché.

Ce mécanisme avait deux objectifs principaux :

  • Faciliter l’ouverture à la concurrence, en donnant aux alternatifs une source d’approvisionnement à coût maîtrisé ;
  • Faire profiter l’ensemble des consommateurs, y compris les professionnels, des coûts compétitifs du parc nucléaire français.

Sa disparition fin 2025 était programmée dès sa création, en lien avec l’évolution du marché et du cadre réglementaire.

Un marché désormais entièrement tourné vers les prix de gros

Dès le 1er janvier 2026, l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique n’est plus en vigueur.

Concrètement, cela signifie que les fournisseurs doivent désormais couvrir la totalité de leurs approvisionnements sur les marchés de gros ou via leurs propres capacités de production.

Ce changement modifie durablement la construction des prix, en renforçant le rôle des conditions de marché dans les offres proposées.

Pour encadrer cette transition, un nouveau dispositif doit progressivement prendre le relais : le Versement Nucléaire Universel (VNU). Contrairement à l’ARENH, il ne repose plus sur un tarif préférentiel, mais sur un mécanisme de redistribution des revenus du nucléaire lorsque les prix dépassent certains seuils, afin de limiter l’impact des pics tarifaires pour l’ensemble des consommateurs, y compris les professionnels.

Un marché désormais entièrement tourné vers les prix de gros

Une fin d’ARENH amortie par la détente actuelle des marchés

Dans l’immédiat, la disparition de l’ARENH intervient dans un contexte plutôt favorable sur les marchés de gros.

Après les niveaux exceptionnellement élevés observés lors de la crise énergétique, les prix de l’électricité ont nettement reculé.

Cette baisse contribue à limiter les effets immédiats de la fin du dispositif ARENH sur les prix proposés aux consommateurs. Autrement dit, le basculement vers un approvisionnement 100% marché est, pour l’instant, partiellement amorti par des conditions de marché moins tendues qu’au cours des dernières années.

Entreprises et collectivités : un accompagnement adapté

Pour les entreprises et collectivités, les évolutions du marché de l’électricité en 2026 doivent être analysées dans une logique plus large : fiscalité, approvisionnement post-ARENH, et stratégie contractuelle.

Pour mieux comprendre l’impact de ces évolutions sur votre contrat, les conseillers dédiés de la bellenergie Business vous accompagne dans votre transition énergétique.

Professionnels au tarif bleu : une baisse modérée au 1er février 2026

Si vous êtes un artisan, commercial ou professionnel indépendant (Une puissance de compteur ≤ à 36 kVA), et que vous êtes au tarif bleu professionnel, vous êtes directement concernés par son évolution au 1er février 2026.

Dans ce cas, la CRE prévoit une baisse de -1,58% TTC, soit -3,82€/MWh TTC.

Cette diminution reste limitée mais traduit néanmoins une légère stabilisation des tarifs réglementés, dans un contexte de marché de l’électricité moins tendu qu’au cours des dernières années.

Vous pouvez également envisager une offre de marché, comme celles proposées par la bellenergie, avec une électricité verte et française.

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Sources

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