Industrie - Quels financements pour vos audits et études énergétiques
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Industrie : Quels financements pour vos audits et études énergétiques ?

Publié le 25 janvier 2026

Audits et études énergétiques : la première étape d’une stratégie industrielle performante

Dans un contexte où l’énergie représente un coût stratégique majeur pour l’industrie, réfléchir avant d’agir n’est plus une option, c’est une nécessité. Aujourd’hui, les audits et études énergétiques ne servent pas seulement à satisfaire des normes. Ils offrent une vision claire des consommations, des pistes d’économie et des leviers de décarbonation adaptés aux sites industriels.

Pour les entreprises industrielles, engager une réflexion en amont, c’est réduire les risques, optimiser les investissements et anticiper les obligations réglementaires qui s’intensifient. En France, des dispositifs spécifiques existent pour aider à financer cette étape cruciale, des audits aux études de performance énergétique, en passant par des accompagnements personnalisés.

Concrètement, des programmes et aides permettent d’accéder à une expertise reconnue et de bâtir une stratégie énergétique solide. Ils offrent du temps, de la méthode et, surtout, une feuille de route actionnable avant d’engager des travaux ou des investissements importants.

Dans cet article, nous vous présentons les financements dédiés au secteur industriel, afin que vous puissiez structurellement améliorer votre performance énergétique et renforcer la compétitivité de votre entreprise.

PACTE Industrie : passer de l’intention à l’action

Réduire ses consommations, décarboner ses procédés, investir au bon endroit… Pour les industriels, la transition énergétique ne manque pas de défis. Encore faut-il disposer d’une méthode claire, de compétences en interne et d’une vision chiffrée avant de s’engager.

C’est précisément l’ambition de PACTE Industrie. Ce programme national, porté par l’ADEME et l’ATEE, a été conçu pour accélérer la décarbonation de l’industrie et aider les entreprises à passer de la réflexion aux investissements concrets. Doté d’une enveloppe de 49 millions d’euros sur 3 ans, issue des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), il vise un changement durable pour les sites industriels.

PACTE Industrie passer de l’intention à l’action

Un cadre structurant pour organiser sa démarche énergétique

PACTE Industrie agit comme un fil conducteur dans le parcours de transition énergétique des industriels. Le programme ne se limite pas à un audit ponctuel. Il combine formations, études et accompagnements pour aider les entreprises à structurer leur démarche, étape par étape.

Il s’appuie pour cela sur plusieurs méthodologies reconnues, qui constituent autant de leviers complémentaires. Parmi eux :

  • PROREFEI, pour former un référent énergie et installer le management de l’énergie sur site ;
  • ACT® Pas à Pas, pour construire une stratégie bas carbone et une feuille de route ;
  • ACT® Évaluation, pour mesurer l’ambition et l’alignement de cette stratégie ;
  • PRO-SMEn, pour accompagner la mise en place d’un Système de Management de l’Énergie certifié ISO 50001 ;
  • Des études d’opportunité du mix énergétique et des trajectoires d’investissements bas carbone, pour préparer les décisions techniques et financières.

Des dispositifs modulables pour répondre aux enjeux industriels

Chaque site industriel est différent. PACTE Industrie propose donc des accompagnements modulables, organisés autour de 3 grands volets complémentaires : management de l’énergie, stratégie bas carbone et financement des projets.

Selon vos besoins, vous pouvez ainsi bénéficier de formations, d’études techniques ou de coachings personnalisés, réalisés par des prestataires référencés par l’ADEME.

Concrètement, ces accompagnements permettent d’identifier les leviers d’efficacité énergétique, d’analyser l’évolution possible du mix énergétique de vos sites ou encore de préparer des trajectoires d’investissements bas carbone cohérentes. L’enjeu n’est pas seulement de réduire les consommations, mais de prioriser les actions, d’en mesurer l’impact et d’anticiper leur financement.

Un soutien financier incitatif pour préparer les investissements

L’un des grands atouts de PACTE Industrie reste son niveau de financement, pensé pour lever les freins économiques en amont des travaux.

Les formations sont financées jusqu’à 80% des coûts pédagogiques, selon la taille de l’entreprise. Les études et coachings, réalisés par des prestataires référencés par l’ADEME, bénéficient d’une prise en charge de 50 à 70%.

Pour quels industriels, et jusqu’à quand ?

PACTE Industrie s’adresse à toutes les entreprises industrielles, quelle que soit leur taille, en France métropolitaine et dans les outre-mer.

Le dispositif est actuellement ouvert jusqu’au 30 juin 2026, avec une prolongation annoncée jusqu’en 2028 dans le cadre des CEE. Les modalités pouvant évoluer, il est recommandé de vérifier les conditions applicables au moment du dépôt du dossier.

Pourquoi s’engager dès maintenant ?

Le contexte réglementaire pousse clairement à l’action. Entre la loi industrie verte, la Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) et les objectifs climatiques du secteur industriel, les entreprises doivent agir vite, mais surtout agir juste.

Le programme PACTE Industrie s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Il fournit un cadre opérationnel, des outils reconnus et des financements concrets pour planifier, financer et réussir sa transition énergétique, sans précipitation.

Bon à savoir pour bien démarrer

Pour faciliter l’entrée dans le dispositif, un annuaire de prestataires référencés permet de choisir un bureau d’études adapté à votre région et à votre type d’accompagnement.

Enfin, un e‑learning gratuit « Initier une démarche de transition énergétique et de décarbonation en vous appuyant sur le programme PACTE Industrie » est disponible pour démarrer pas à pas.

PROREFEI : le premier pas opérationnel du PACTE Industrie

Parmi les dispositifs proposés dans le cadre de PACTE Industrie, PROREFEI occupe une place particulière. C’est souvent le point d’entrée le plus concret pour les industriels.

Définir une stratégie énergétique, c’est une chose. La faire vivre sur le terrain, durablement, en est une autre.

Intégré depuis 2024 au programme PACTE Industrie, PROREFEI est le dispositif dédié à la formation des référents énergie. Porté par l’ATEE, il vise à doter les entreprises industrielles de compétences internes capables de piloter les actions d’efficacité énergétique au quotidien.

Installer le management de l’énergie au cœur des sites industriels

Avec PROREFEI, l’enjeu dépasse la simple montée en compétences individuelle. Le programme vise à structurer un véritable management de l’énergie, piloté en interne.

Le référent énergie formé devient un acteur clé de la performance énergétique. Il sait analyser les consommations, identifier les gisements d’économies, proposer des plans d’actions chiffrés et suivre les résultats dans le temps.

Ce rôle transversal est essentiel. Il permet de dialoguer avec la direction, les équipes de production, la maintenance ou encore les partenaires externes. Ainsi, les actions d’économies d’énergie gagnent en cohérence, en efficacité et en pérennité.

Un parcours structuré, pensé pour l’action

La force de PROREFEI repose sur un parcours en 3 modules, qui combine théorie et pratique, avec un fort ancrage industriel.

La formation débute par un MOOC, accessible en ligne. Il pose les bases de l’efficacité énergétique : compréhension des flux, des systèmes, des consommations et des factures d’énergie. Ce socle commun permet d’aligner les connaissances avant d’aller plus loin.

Vient ensuite un stage de 2 jours, en présentiel ou à distance. Les participants y apprennent à structurer une démarche énergie, à analyser les flux énergétiques de leur site et à bâtir un plan d’actions réaliste, adapté aux contraintes industrielles.

Enfin, le parcours se conclut par un coaching en situation de travail, directement sur site. Pendant plusieurs jours, le référent énergie met en pratique les acquis : diagnostic, analyse des installations, priorisation des actions. C’est cette immersion qui fait de PROREFEI un dispositif résolument opérationnel.

Des bénéfices concrets et mesurables pour l’industrie

Former un référent énergie avec PROREFEI, c’est investir dans une compétence durable.

À court terme, les entreprises identifient des économies d’énergie chiffrées et réduisent leurs coûts énergétiques. À plus long terme, elles se dotent d’un pilotage structuré, capable d’accompagner des projets plus ambitieux de rénovation énergétique ou de décarbonation.

Autre atout : les référents formés rejoignent la Communauté des Référents Énergie, un réseau national animé par l’ATEE. Ils y partagent retours d’expérience, bonnes pratiques et solutions concrètes, au plus près des réalités industrielles.

Un dispositif largement financé dans le cadre de PACTE Industrie

PROREFEI bénéficie d’un financement attractif via les CEE, cohérent avec les autres dispositifs de PACTE Industrie.

En 2025, le coût pédagogique du parcours complet peut être pris en charge jusqu’à 70% pour les entreprises de moins de 250 salariés, dans la limite des plafonds définis. Un levier efficace pour former sans alourdir les charges, tout en préparant des projets à fort retour sur investissement.

PROREFEI le premier pas opérationnel du PACTE Industrie

Audit énergétique volontaire – ADEME : un accélérateur de performance

Lancer un audit énergétique volontaire n’est plus un simple exercice technique. Pour les industriels, c’est devenu un levier stratégique pour reprendre la main sur leurs consommations et sécuriser leurs décisions.

Pour encourager cette démarche, l’ADEME propose une aide financière dédiée aux audits énergétiques volontaires en industrie. L’objectif est clair : permettre aux entreprises de mieux comprendre leur situation énergétique avant d’engager des actions ou des investissements structurants.

Un diagnostic clé pour agir efficacement

L’audit énergétique volontaire permet de poser un diagnostic précis et objectif sur un site industriel, un atelier ou un process. Il cartographie les consommations d’énergie, analyse les usages réels des équipements et met en évidence les postes les plus énergivores.

À partir de cette analyse, l’audit identifie les gisements d’économies d’énergie et propose des actions concrètes. Celles-ci sont ensuite hiérarchisées selon leur rentabilité, leur temps de retour sur investissement et leur faisabilité opérationnelle.

En moyenne, les industriels peuvent ainsi générer 10 à 20% d’économies d’énergie, tout en posant les bases d’un Système de Management de l’Énergie (SMÉ) durable.

Une démarche encadrée, pour des résultats fiables

Pour garantir la qualité de l’analyse, l’audit énergétique volontaire doit être réalisé par un bureau d’études qualifié, conformément à la norme NF EN 16247. Le prestataire, choisi en toute transparence, travaille avec l’entreprise pour définir le périmètre et les objectifs de l’audit.

L’étude porte ensuite sur de nombreux paramètres : fonctionnement des équipements, conditions d’exploitation, organisation des process, voire comportements des équipes. Le résultat n’est pas un simple rapport, mais un plan d’actions structuré, directement exploitable pour décider.

Un audit qui s’inscrit dans une démarche globale

Bien qu’il soit distinct des obligations réglementaires, l’audit énergétique volontaire peut s’inscrire dans une approche plus large, notamment en lien avec le PACTE Industrie.

Dans ce cadre, il est possible de combiner l’audit énergétique avec une étude d’opportunité d’évolution du mix énergétique, réalisée par un prestataire référencé par l’ADEME.

Cette approche globale permet de passer d’un constat à une véritable feuille de route de décarbonation.

L’audit pose le diagnostic et l’étude de mix énergétique priorise les solutions. L’audit devient ainsi le point de départ d’un projet, et non une fin en soi.

Un financement ADEME à durée limitée

L’ADEME peut financer une part significative du coût de l’audit énergétique volontaire, hors entreprises soumises à l’audit réglementaire. Le taux de prise en charge dépend de la taille de l’entreprise :

  • Jusqu’à 80% pour les petites entreprises ;
  • 70% pour les moyennes ;
  • 60% pour les grandes entreprises.

Le dispositif est ouvert aux entreprises industrielles de toutes tailles, sur l’ensemble du territoire, sous réserve d’éligibilité et tant que le budget est disponible.

Études de faisabilité de performance énergétique ou de décarbonation d’entreprises industrielles – ADEME

Identifier des leviers d’économies ou de décarbonation est une première étape. Mais avant d’engager des budgets importants, une question s’impose : le projet est-il réellement faisable, techniquement et économiquement ?

C’est précisément le rôle des études de faisabilité de performance énergétique ou de décarbonation, soutenues par l’ADEME.

Ces études interviennent après un audit énergétique ou une étude d’opportunité, lorsque la solution à explorer est déjà identifiée. Elles permettent de passer d’une intention à une décision d’investissement éclairée, en réduisant les risques techniques, financiers et réglementaires.

Valider la faisabilité avant de s’engager

L’étude de faisabilité apporte une analyse approfondie d’un projet ciblé : amélioration de la performance énergétique, décarbonation des procédés, évolution des utilités, substitution énergétique, etc.

Elle évalue la faisabilité technique, mesure la viabilité économique, intègre les contraintes réglementaires et analyse les impacts environnementaux.

Concrètement, l’entreprise obtient une vision claire des solutions possibles, de leurs performances attendues et des conditions nécessaires à leur mise en œuvre.

Une approche cohérente avec la stratégie bas carbone

Les études de faisabilité s’inscrivent dans une démarche progressive de décarbonation des procédés industriels, pensée pour agir par étapes, de la plus sobre à la plus structurante.

Tout commence par la sobriété énergétique. Ajuster les usages, optimiser les pratiques et mobiliser les équipes reste souvent le levier le plus rapide et le plus rentable pour réduire les consommations et les émissions.

Vient ensuite le travail sur le mix matières. Intégrer davantage de matières premières recyclées, valoriser les coproduits ou repenser certains intrants permet de diminuer l’empreinte carbone au cœur même des procédés.

La 3e étape consiste à renforcer l’efficacité énergétique des procédés et des utilités. Il s’agit d’améliorer la performance des équipements, d’adapter les niveaux de température aux besoins réels et de fiabiliser la mesure et le suivi des performances.

Lorsque ces leviers ont été activés, la substitution des énergies fossiles peut être envisagée. Chaleur fatale, biomasse, biogaz, électrification des usages ou solaire thermique deviennent alors des solutions pertinentes, à condition d’être correctement dimensionnées.

Enfin, le captage du CO₂ à la source peut compléter la démarche pour réduire les émissions résiduelles.

Un cadre exigeant pour garantir l’objectivité

Pour garantir la qualité de l’analyse, l’étude doit être réalisée par un prestataire qualifié, disposant de compétences reconnues en énergétique industrielle (qualification OPQIBI 1717 ou équivalent).

L’objectivité est essentielle : tout lien d’intérêt avec la vente ou l’installation de solutions doit être clairement déclaré.

Ce cadre strict permet d’obtenir une analyse indépendante, directement exploitable par les décideurs.

L’ADEME à vos côtés pour investir avec confiance

L’ADEME finance une part significative du coût des études de faisabilité, afin de lever les freins à l’investissement.

La subvention peut atteindre jusqu’à 80% du coût de l’étude, dans la limite de 100 000€, selon la taille de l’entreprise.

Le dispositif est ouvert aux entreprises industrielles, sous réserve d’être à jour de leurs obligations en matière d’audit énergétique réglementaire.

Études de faisabilité de performance énergétique

Conclusion : se faire accompagner, c’est déjà faire des économies

Pour les industriels, les audits et études énergétiques sont bien plus qu’une obligation : ce sont des outils stratégiques pour comprendre ses consommations, prioriser les actions et sécuriser les investissements. En amont des travaux, ils permettent de réduire les risques et d’optimiser la performance énergétique et carbone.

Grâce aux aides dédiées, le coût de ces démarches est largement amorti. Ces dispositifs accélèrent la décision et offrent un cadre structuré pour passer de l’intention à l’action, sans précipitation.

Enfin, réussir sa transition énergétique suppose de s’inscrire dans la durée. Cela passe aussi par le choix d’un fournisseur d’électricité engagé, capable d’accompagner les industriels au quotidien.

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Sources

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